INJUSTICE Avec l’exécution provisoire, l’ancien chef de l’État dénonce une décision qui « viole toutes les limites de l’État de droit » COMBAT Il se dit prêt à une longue épreuve pour faire reconnaître son innocence face à un acharnement qu’il juge démesuré
Le lendemain de la déflagration du jugement, Nicolas Sarkozy est parti courir, comme chaque jour, mais un peu plus tôt qu’à l’ordinaire. À peine sorti de l’impasse où il vit avec son épouse et sa fille, un premier passant l’arrête pour lui témoigner son soutien et son incompréhension face à une justice « injuste ». Dix mètres plus loin, nouvel encouragement, puis un autre, et un autre. Certains automobilistes s’arrêtent en pleine rue pour le saluer et critiquer, parfois vertement, cette justice censée être rendue au nom du peuple français, mais dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Nicolas Sarkozy mesure alors que ce qui le frappe dépasse son seul sort personnel : c’est l’État de droit, pilier de la République, qui vacille.
PROPOS RECUEILLIS PAR ANTONIN ANDRÉ, DONAT VIDAL REVEL, LOUIS DE RAGUENEL, WILLIAM MOLINIÉ ET GEOFFROY LEJEUNE