Marianne - Marseille face à la narco-terreur

L’exécution de Mehdi Kessaci, frère d’un militant politique investi dans la lutte contre le narcotrafic, s’apparenterait à un “assassinat d’avertissement”. La cité phocéenne tremble, des policiers jusqu’aux journalistes.

ÇL a violence n’a aucune limite. » C’est par ces mots publiés sur les réseaux sociaux qu’Amine Kessaci commentait, le 2 novembre, une tentative d’assassinat survenue à Marseille sur fond de guerre des gangs. Originaire des quartiers nord, ce militant de 22 ans, actif dans la dénonciation du narcotrafic, sait de quoi il parle : il est issu d’une famille endeuillée par un règlement de comptes, l’assassinat de son frère aîné, Brahim, le 29 décembre 2020. Menant son combat sur le terrain politique et électoral, Amine Kessaci occupe aussi l’espace médiatique, avec la publication en octobre de Marseille, essuie tes larmes, un essai qui s’adresse à tous les « résistants », ceux qui refusent cette gangrène mafieuse, en même temps qu’il sonne l’alerte depuis les quartiers. Menacé, le jeune homme a été placé sous protection policière depuis la parution.

Par Thomas Rabino