L’ampleur de la domination de l’Espagne en demi-finale mardi oblige à revisiter le tournoi des Bleus. Désensibilisés au danger, ils n’avaient pas encore été éprouvés. C’est chose faite, et leurs errements tactiques comme techniques auront été fatals.
Maxence Lacroix et Rayan Cherki. On aura découvert, mardi à Arlington (Texas), que les Bleus pouvaient se faire sortir lors d’une demi-finale mondiale en envoyant devant la soixantaine de journalistes entassés en zone mixte, dévolue aux échanges entre les acteurs et la presse après les matchs, deux joueurs entrés en cours de jeu. Et ne comptant qu’une poignée de sélections : six pour le défenseur de Crystal Palace, treize pour le meneur de jeu de Manchester City. Ils furent donc seuls à assumer un match terrible, enlevé (2-0) sans forcer par une Roja espagnole qui aura poussé la décontraction jusqu’à sortir quelques-uns de ses meilleurs joueurs (Mikel Oyarzabal, Fabián Ruiz, Dani Olmo) bien avant le coup de sifflet final.
Grégory Schneider Envoyé spécial à Arlington (Texas)