Libération - Pourquoi le Groenland n’est juridiquement pas à vendre

Eric Carpano, professeur de droit public, analyse l’hypothèse du «rachat» du territoire par les Etats-Unis et rappelle que le droit international d’après 1945 a été conçu pour empêcher que les peuples «redeviennent» des monnaies d’échange.

L’idée d’un «rachat» du Groenland, relancée à Washington, ressuscite une logique de transaction territoriale que le droit international contemporain a précisément voulu rendre impossible. Entre interdiction du recours à la force, autodétermination et solidarités euro-atlantiques, l’Arctique met à l’épreuve nos règles communes.

Par Eric CarpanoProfesseur de droit public à l’Université Lyon 3