Et merci pour tout! Avant de refermer le banc des Bleus, Didier Deschamps laisse un palmarès hors pair et une empreinte de granit. Deux finales de Coupe du monde, une nouvelle étoile entrevue. Du jamais-vu dans l’histoire moderne du ballon rond. Son mandat aura duré quatorze ans, un double septennat inédit pour le président de la République du football. «Le plus complexe, ce n’est pas d’arriver au sommet, c’est d’y rester», martelait le Basque. Jusqu’à la belle campagne américaine, son jeu n’a pas toujours ravi les esthètes, mais il a eu l’art de transformer un groupe de talents en commando de conquêtes. DD passera la main dans quelques jours, peut-être à Zinédine Zidane. Une autre légende.
« Elgarrekin. » En VF : ensemble. La devise des Deschamps, inscrite en basque sur le pignon de la maison familiale d’Anglet, dit beaucoup du personnage. Secret, exigeant, pragmatique, soupe au lait parfois, mais avant tout animé par un sens du collectif exacerbé. « Ce qu’il y a de plus basque en moi ? Mon caractère de cochon. Mes racines sont là-bas, ainsi que toutes les valeurs qu’on a pu m’inculquer », assure souvent Didier Deschamps, qui a bouclé ce mardi son 287ematch en bleu : 103 comme joueur et 184 comme coach. Avec une statistique ahurissante : depuis le 1er mai 1904, jour du premier match de l’équipe de France de football, 30 % des rencontres disputées par les Bleus l’ont été avec DD sur la feuille de match comme joueur ou comme sélectionneur.
DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL AUX ÉTATS-UNIS LOÏC GRASSET