Elle - FR - LA ZONE LIBERTINE

Applications ouvertes à toutes les fantaisies, soirées sélectes prônant le consentement… le libertinage est en pleine révolution. Pour en avoir le cœur net, notre journaliste a enquêté.

I L EST TOUJOURS UN PEU INTIMIDANT DE SONNER, seule et armée d’une bouteille de vin, à la porte d’une soirée où l’on ne connaît personne. Mais ce soir-là, la scène est plus intimidante encore : dans ce penthouse du 18e arrondissement où je m’aventure, mes acolytes sont venus pour s’enivrer, danser… et faire l’amour à plusieurs. On fait connaissance autour d’une salade de pâtes. À minuit, on s’engouffrera dans des Uber Van, direction le quartier de l’Opéra, où nous attend une porte cochère insoupçonnable. Elle révèle quelques mètres plus bas un club habillé d’une lumière rouge tamisée, de candélabres, d’immenses banquettes et d’une roue de torture BDSM. « C’est ta première Maison Pourpre ? Attention, ça rend accro, m’avertit gentiment un clubbeur. Preuve en est, il y a trois ans ils organisaient une soirée tous les six mois. Désormais, c’est une par mois, et c’est tout le temps sold out », poursuit-il en réajustant son harnais de cuir.

CONSTANCE DOVERGNE