Paris Match - HANTAVIRUS UNE PEUR CONTAGIEUSE

La mort de trois passagers infectés sur le navire de croisière MV « Hondius » a réveillé le spectre du Covid. De Tenerife à Paris, reportage sur les traces de ces malades pas comme les autres Un protocole millimétré qui ne va pas empêcher le virus de passer les frontières. Et d’arriver en France. Ces croisiéristes pensaient s’offrir une évasion aux confins de l’Atlantique : ils se sont retrouvés confinés à bord d’un paquebot-cluster, sous la menace d’un ennemi invisible. L’hantavirus de la souche Andes, embarqué avec un ornithologue néerlandais, décédé le 11 avril, est d’une variété rare et peu étudiée. On sait seulement qu’il se transmet entre humains et qu’il peut tuer 20 % à 40 % des personnes infectées. « Ce n’est pas le début d’une pandémie », rassure l’OMS. Le moment de vérité reste toutefois suspendu à la période d’incubation des cas contacts, qui peut atteindre six semaines.

De notre envoyé spécial à Tenerife (Espagne) Martin Lagrave

Martin Lagrave