Du pétrole vénézuélien aux territoires européens de l’Arctique, la soif de puissance américaine s’étend et redessine de nouvelles lignes rouges.
Depuis 1945, la Charte des Nations unies interdit la menace ou l’emploi de la force contre un État souverain. Trois exceptions sont prévues : la légitime défense face à une attaque armée ; le consentement explicite de l’État concerné ; ou un mandat du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce cadre n’a jamais été parfait. Il a été contourné, parfois violé. Mais il a structuré l’ordre international pendant des décennies, fixé des lignes rouges et imposé un coût politique à l’usage unilatéral de la force.
Par Ahmed El Keiy