Première tournée pontificale en France depuis dix-huit ans, les trois jours français du pape rencontrent un énorme succès auprès des catholiques. Entre l’Elysée et le Vatican pourtant, rien n’est simple
Alors que début mai le Saint-Siège n’avait pas encore officialisé la visite du pape Léon XIV en France, Brigitte Macron, recevant un connaisseur de l’Eglise catholique, s’inquiète. Le visage soucieux, la première dame demande benoîtement à son visiteur s’il pense que le vote de la loi légalisant l’euthanasie pourrait hérisser le Vatican au point de faire capoter le voyage. L’expert ne la rassure pas, mais il se trompe car, deux semaines plus tard, le 16 mai, le Vatican confirme la visite et ladite loi est votée mi-juillet. La veille du vote, alors que le pape exhorte les catholiques à s’unir contre le texte, l’archevêque de Paris, Laurent Ulrich, est d’ailleurs promu chevalier de la Légion d’honneur et accepte sa décoration.
Emilie Lanez