Libération - Aliments ultratransformés : «Les entreprises visent la rentabilité, pas la santé des consommateurs»

La revue médicale «The Lancet» confirme, dans des articles publiés mercredi 19 novembre, le lien entre la consommation de produits transformés et une douzaine de maladies. Mélissa Mialon, chercheuse à l’Inserm ayant participé à l’étude, dénonce la logique économique qui conduit des produits néfastes pour la santé à s’imposer dans les rayons des supermarchés.

Un système très rémunérateur au détriment de la santé globale. Dans une série de trois articles publiés par la revue médicale The Lancet, ce mercredi 19 novembre, 43 scientifiques alertent sur les dangers que fait peser l’industrie agro-alimentaire sur la santé publique. Le premier article rappelle les effets néfastes pour la santé des aliments ultratransformés, un marché de 1 900 milliards de dollars par an (1 640 milliards d’euros). Que la malbouffe tue, n’est pas une nouvelle en soi. Aux Etats-Unis, rappellent les chercheurs, les aliments ultratransformés représentent 60 % de l’apport calorique (35 % en France). Issus de procédés industriels et bourrés d’additifs (colorants, émulsifiants, conservateurs, etc.), ils sont liés à plusieurs maladies chroniques comme le diabète de type 2 ou certaines pathologies cardiovasculaires (anévrisme, infarctus, insuffisance cardiaque, etc.).

Olivier Monod