La cheffe du RN a annoncé sa candidature pour 2027, la décision en appel dans l’affaire des assistants parlementaires européens lui permettant d’échapper de justesse à l’inéligibilité. En plus de trente ans de carrière, l’héritière du FN a vu plus d’une fois venir sa disparition politique, pour l’instant sans succès.
Du plus loin que Marine Le Pen s’en souvienne, ou presque, la mort - réelle ou politique - rôde. Et d’aussi longtemps qu’elle se rappelle, elle lui a toujours échappé. La cheffe de file de l’extrême droite française s’est vue enterrée dix fois. Que ce soit lors de l’attentat à son domicile par une nuit d’enfance, au moment de la tentative d’homicide politique zemmourienne de 2022, ou avec le presque fatal débat d’entre-deux-tours de 2017. Et dix fois, les circonstances, la niaque ou l’atavique baraka des Le Pen l’ont remise en selle, in extremis, à la barbe de tous.
Nicolas Massol