Des témoignages d’employés et un document détaillant les règles internes, consulté par «Libération», éclairent le fonctionnement de xAI, maison-mère de l’IA du milliardaire. Une entreprise où être licencié pour un tweet ou travailler trente-six heures d’affilée n’a rien d’anormal.
Sous le ciel bleu de la Californie, Jack (1) esquisse un sourire teinté de mélancolie. Cet Américain a quitté une grande entreprise de la Silicon Valley pour lancer sa start-up. Affranchi de tout patron, l’autoentrepreneur se dit heureux, même si une pointe de nostalgie le saisit parfois. «Chez mon ancien employeur, tout était extrêmement bien organisé», raconte-t-il à Libé par visioconférence. Ses collègues formaient une «communauté» soudée. Le management était «sensible» et «accommodant», décrit-il. Et de conclure : «C’est la meilleure entreprise pour laquelle j’ai jamais travaillé.» Le nom de ce jardin d’Eden ? La société d’intelligence artificielle xAI. Son créateur : Elon Musk, multimilliardaire d’extrême droite et ancien acolyte de Donald Trump.
Par élise Viniacourt Dessin Aseyn