Paris Match - PAPE FRANÇOIS AU PARADIS FRATERNEL

Le 21 avril, lundi de Pâques, le Saint-Père a rejoint le Très-Haut. Avec sa personnalité rayonnante, et parfois déroutante, il aura défendu les valeurs de progrès, tout en se méfiant des séductions de la modernité

La foi de la joie. Contre la « mondialisation de l’indifférence », il s’était levé avec ses armes : un verbe simple et ce sourire qui parlaient aux cœurs. Premier pape jésuite et sud-américain de l’Histoire, venu d’un quartier populaire de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio a rêvé d’une « Église pauvre pour les pauvres » et bousculé les codes. Réformateur, parfois conservateur, équilibriste sur des sujets de société qui divisent les catholiques, François aura montré deux visages : chaleureux mais intraitable. C’est avec une tendresse d’humble pasteur qu’il a arpenté les périphéries du monde pour y porter deux mille ans d’espoir. Incarnant, pour des millions de fidèles, ce sentiment sacré devant lequel même le malheur s’incline.

Par Arthur Herlin