Avec des prix au plus haut et une offre rarissime, trouver un appartement pour ses études devient une guerre de tranchées. Un rapport fait état de cette situation alarmante, d’autant que la majorité des annonces sont non conformes à la réglementation.
Fin juin, sitôt les résultats d’admission tombés et les concours passés, un nouveau chantier s’ouvre pour les étudiants et leurs familles : la recherche effrénée d’un logement pour l’année à venir. Pour des centaines de milliers d’entre eux, les difficultés débutent dès les premières heures de cette quête estivale : selon une étude approfondie de l’association de consommateurs Que choisir ensemble publiée en juillet, les propriétaires reçoivent en moyenne 740 demandes par annonce pour des studios ou des petits T2, certains dépassent même le millier. Depuis dix ans, le nombre d’étudiants du supérieur a progressé de 23 % en moyenne et de presque 30 % en région parisienne. Problème, l’offre de logements étudiants ou de petites surfaces abordables, dans le privé et le public, elle, ne suit pas. Alors que l’Ile-de-France compte 800 000 étudiants, il existe seulement 23 000 places en résidences Crous, de quoi loger près de 3 % d’entre eux. Dans les autres grandes villes de France, la capacité d’accueil n’est que de 10 %.
Par Marie-Eve Lacasse Photo Wayan Barre