Budget, présidentielle, Macron… Avant la pause estivale, le Premier ministre nous a reçus pour un grand entretien. Sans faux-fuyantsCes jours-ci, l’escalier de Matignon a pour lui des airs de podium. Avec 47% de bonnes opinions en juillet, le chef du gouvernement reste solidement accroché à la quatrième place de notre classement Ifop-Fiducial des personnalités politiques. Depuis sa nomination en septembre, Sébastien Lecornu cultive pourtant un style tout en sobriété. Alors que les appétits s’aiguisent en vue de 2027, lui semble n’avoir qu’une ambition: servir loyalement Emmanuel Macron, dont il est ministre sans discontinuer depuis 2017, et clore le quinquennat en bon ordre rue de Varenne. Celui qui se présente volontiers en «moine-soldat» fait une entorse à sa rareté médiatique et nous accorde sa première interview depuis six mois.
Paris Match. À votre arrivée à Matignon, vous alertiez sur le décalage entre les querelles politiciennes et les grands bouleversements mondiaux. Vous disiez que ce décalage finirait par nous rattraper. C’est le cas. Alors qu’il faut investir davantage pour préparer l’avenir, la France est prisonnière de sa dette. Êtes-vous à la tête d’un État en faillite?