Appliqués en cette rentrée, de nouveaux programmes, destinés à «renforcer les compétences des élèves », sont jugés trop « normés » par les syndicats.
Voilà des mois qu’une âpre bataille se joue dans les couloirs de la Rue de Grenelle au sujet des programmes scolaires. Durant l’hiver 2025, déjà, le cabinet de la ministre Elisabeth Borne avait reculé sous la pression des syndicats – L’Express le révélait dans ses colonnes en avril – et revu à la baisse certaines exigences concernant les programmes du 3e cycle (CM1, CM2 et 6e). Ce qui n’avait pas empêché les organisations syndicales de voter massivement contre ces programmes de français et de mathématiques lors du Conseil supérieur de l’éducation. Ce dernier n’émettant qu’un avis consultatif, ces programmes seront bien appliqués en cette rentrée, dans le but de « renforcer les compétences en lecture, en écriture, en vocabulaire et en compréhension en français, expliquait Elisabeth Borne lors de sa conférence de presse du 27 août. Ainsi que la numération, les automatismes de calcul et la résolution de problèmes en mathématiques ».
AMANDINE HIROU