Avec sa déclaration surprise, le premier ministre déborde le 10 septembre autant que toute la classe politique. La gauche, enlisée dans le duel éternel entre insoumis et socialistes, tente d’imaginer l’offensive qu’elle pourra mener sur le terrain social comme politique.
ssis sous le soleil drômois, manches de chemise retroussées, ce député insoumis tentait il y a quelques jours d’extirper ses pensées du temps très estival des universités d’été de son parti, à Châteauneuf-sur-Isère, pour imaginer l’avenir politique du pays. Quand la prochaine présidentielle aura-t-elle lieu ? Quand François Bayrou pourrait-il tomber ? Les municipales seront-elles vraiment les prochaines élections ? « Sous François Hollande, c’était assez simple. Il ne se passait rien, donc nos plans étaient faciles à prévoir. Mais en macronie, c’est différent. » Il aura suffi de trois jours à Hadrien Clouet pour avoir raison.
LUCAS SARAFIAN ET PIERRE JEQUIER-ZALC