Sans mandat légal mais doté d’un pouvoir inouï au sein du «Département de l’efficacité gouvernementale», le milliardaire appuyé par une armada de très jeunes lieutenants s’est lancé dans une transformation radicale de l’Etat américain, prenant de vitesse les contre-pouvoirs. Sans mandat légal mais doté d’un pouvoir inouï au sein du «Département de l’efficacité gouvernementale», le milliardaire appuyé par une armada de très jeunes lieutenants s’est lancé dans une transformation radicale de l’Etat américain, prenant de vitesse les contre-pouvoirs.
«Ce week-end», Elon Musk aurait pu «aller à des super teufs» ou se joindre à la partie de golf à laquelle s’adonnait Donald Trump sur son green de Floride.Mais, comme l’homme le plus riche du monde le revendiquait lundi via sa plateforme X, il aura préféré consacrer son temps à «passer à la broyeuse» l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USaid). Sujette à une éviscération expresse (sous les applaudissements à l’unisson de l’extrême droite «Maga» et du Kremlin), l’agence fondée par JFK en 1961 - que Musk s’est plu à qualifier d’«organisation criminelle»,«diabolique», et de «nid de vipères marxistes haïssant l’Amérique» - n’est encore que la victime la plus visible à ce jour d’une opération de captation de systèmes névralgiques de l’Etat fédéral américain. Et de démantèlement pan par pan de sa mécanique, à la faveur d’une forme de coup d’Etat administratif.
Par Julien Gester Correspondant à New York