La Croix - Le gouvernement sous pression

Le ministre de l’éducation nationale a reçu vendredi les associations lycéennes, qui veulent poursuivre la mobilisation faute de « mesures concrètes ».Entre fermeté contre les violences et recherche d’une solution politique, l’exécutif tente de reprendre le contrôle.

Des entrées de lycées endommagées par le feu à Paris. Des incendies de poubelles et des tirs de mortiers à Lyon et dans sa métropole. Un policier tabassé à Belfort. Un enseignant aspergé d’essence et frappé à La Ciotat. Le mouvement des lycéens s’est poursuivi vendredi dernier avec des rassemblements et blocages, accompagnés parfois d’incidents et de heurts avec les forces de l’ordre. Au cours de la journée, « 735 établissements » ont été perturbés, selon le ministre de l’éducation nationale Édouard Geffray, qui a indiqué dimanche que les cours seraient « totalement ou partiellement » suspendus lundi dans « 400 à 500 » lycées où les conditions de sécurité « ne sont pas réunies ».