Marianne - Meurtre au couteau au collège : l’État impuissant ?

Le meurtre d’une assistante d’éducation, le 10 juin, en Haute-Marne, s’inscrit dans un contexte de tension croissante sur les violences scolaires depuis le début de l’année. Portiques, vidéosurveillance, fouilles, prévention : les mesures envisagées ne sont pas neuves. L’État serait-il condamné à compter les morts ?

Avant le début des cours, alors que des gendarmes effectuaient un contrôle des sacs devant l’entrée du collège Françoise-Dolto de Nogent (Haute-Marne), un garçon de 14 ans s’impatientait, ce 10 juin, faisant des allers-retours, lorsque, soudain, il s’est jeté sur une assistante d’éducation de 31 ans, la poignardant sous les yeux des gendarmes qui l’ont aussitôt interpellé. L’adolescent n’était pas connu des services de police et était même « référent harcèlement ». Violent, il avait tout de même fait l’objet de deux exclusions temporaires pour avoir perturbé la classe cet automne.

Par Marie-Estelle Pech