Industrie à Berlin, histoire à Prague, train de nuit à Vienne, tourisme en Italie… A moins de deux mois des élections européennes, «Libération» a parcouru 6 000 km en train pour documenter cette Europe ferrée, entre rêves de voyages et espoirs climatiques.
Tout est parti d’un questionnement sur l’Europe. Pas de langue commune ; 7 pays sur 27 n’utilisent pas l’euro ; cultures, religions et gastronomies sont diverses du Portugal aux Etats baltes, de l’Irlande à Chypre. Alors dans quels cas les frontières s’effacent-elles pour faire de l’Union européenne un tout ? Les postes-frontières ont disparu, mais quand on franchit une limite territoriale en voiture, les marqueurs existent toujours sur les fleuves qui séparent, en haut des cols et même dans les plaines. En avion, le «globish» ne suffit pas à faire oublier qu’on quitte un pays pour en rejoindre un autre.
Par Damien DoleEnvoyé spécial de Bruxelles à Taormine Photo Roselena Ramistella