Un mélange de romantisme, d’amour et de sensualité plane en ce mois hivernal. La Saint-Valentin éveille peut-être en vous des questionnements sur votre désir, surtout s’il est latent. Deux sexologues vous donnent des clés pour le réapprivoiser.
« Aujourd’hui, il y a cette idée que le désir serait supposément quelque chose qui ne bouge pas, et qui est censé être toujours très haut », di Margaux Terrou. De ce fait, à partir du moment où il baisse, la panique nous gagne comme s’il nous avait quittés à jamais ou que la fin de notre couple avait sonné. « En réalité, le désir est fluctuant », rassure la sexologue. Pour elle, décorréler le désir sexuel au reste de sa vie est un non-sens. La charge mentale, la fatigue, le stress, la maladie sont autant de raisons qui nous en éloignent. L’essentiel est d’y revenir, non pas quand on ressent « une injonction à le faire » ou « pour faire plaisir à l’autre », précise Ana Balea, mais quand on le souhaite pour soi.
Clémentine Billé