La capitale finlandaise est l’une des plus récentes et des plus belles villes d’Europe. Sa majesté prussienne s’est enrichie, au cours du xxe siècle, du génie d’Alvar Aalto. Le chantre de la lumière et de l’insertion dans la nature a inspiré des générations d’architectes et de designers, dont les réalisations dressent les jalons de cette balade à fleur d’eau.
D’abord la mer. Helsinki est construite sur une péninsule dont la côte sinueuse, longue de 130 kilomètres, recèle des promontoires, des plages et des baies étroites s’enfonçant dans la ville. Visible du rivage, un archipel de 300 îles fait partie de la commune, composée à 72 % par l’élément liquide. Verte ou bleue à midi, d’un gris mordoré presque phosphorescent le matin tôt et en soirée, la mer borde les bâtiments néoclassiques du centre-ville, les villas chics de Munkkiniemi, les immeubles ultramodernes de Jätkäsaari… La « fille de la Baltique » en offre des centaines de vues différentes. Ensuite, la végétation. Les parcs et réserves naturelles constituent près d’un tiers de la ville. Des pelouses, étangs et parterres fleuris voisinent avec des bosquets de sapins, bouleaux, frênes, fougères ou rhododendrons. Les habitants du nouveau quartier de Kalasatama, où ont été érigés depuis 2019 les premiers gratte-ciel du pays (134 mètres pour le plus élevé), n’ont ainsi qu’une passerelle à emprunter pour rejoindre l’île de Mustikkamaa, restée inhabitée et
Texte Patrice Piquard Photos Jérôme Bryon