Face aux turbulentes rentrées de Bruno Retailleau, Edouard Philippe et Gabriel Attal, les appels à une désignation pour la candidature unique du «bloc central» refleurissent. Les obstacles demeurent nombreux.
Les hommages aux défunts en disent autant par leurs silences que par leurs mots. La disparition de l’ancien Premier ministre Edouard Balladur en est l’illustration. Les prétendants à l’Elysée ont salué un homme d’Etat, un «grand serviteur», selon Gabriel Attal, un «de ces hommes qui se font une haute opinion des électeurs parce qu’ils se font une noble idée de la France», a réagi Bruno Retailleau. Aucun ne s’est attardé en revanche sur son duel fratricide avec Jacques Chirac, en 1995, un des nombreux traumatismes de la droite. Un coup d’œil dans le rétro pour rappeler les vertus du rassemblement. Car à l’aune d’une nouvelle campagne présidentielle, ils sont nombreux, à droite et au centre, à craindre la collision entre les différents prétendants à l’Elysée. Lancés tout schuss vers le scrutin d’avril 2027, Edouard Philippe, Gabriel Attal et Bruno Retailleau donnent quelques sueurs froides aux spectateurs du match.
Par Victor Boiteau Photos Albert Facelly