Aussi chargée d’histoire que de vigne vierge. De cette noble bâtisse installée dans un écrin de verdure, deux des petits-enfants du Genéral nous ont ouvert les portes. Elle a vu Charles de Gaulle s’affirmer comme le dirigeant français le plus marquant du XXesiècle. Elle a aussi abrité l’écriture de ses Mémoires et, après sa démission en 1969, la solitude méditative de son ultime année. Partiellement accessible aux visiteurs depuis 1980, cette maison regorge de souvenirs où le père de famille et celui de la VeRépublique convergent dans un même destin. En proie à l’usure du temps, la Boisserie pourrait entrer dans le giron de l’État et devenir, comme son ancien occupant, un monument national.
Le numéro de téléphone n’a pas changé, seuls des indicatifs ont été ajoutés au fil des années. C’est sous l’escalier, dans un placard à porte blanche, que le général de Gaulle répondait aux appels de son Premier ministre ou de ses aides de camp. Les seuls pour qui il se dérangeait, quand il était président. Sous l’appareil, un bloc-notes et un petit calepin marron renferment les numéros d’urgence. Vous pouvez ainsi contacter Bernard Selle à Beurville pour des problèmes d’électricité, au 95 42 54…
De notre envoyé spécial à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne) Florent Buisson