Si le président américain menace régulièrement d’annexer ou d’acheter le territoire sous tutelle danoise, les Etats-Unis semblent plutôt avoir recours à des campagnes d’influence et de déstabilisation, en jouant sur la cause indépendantiste.
Pour les Danois et les Groenlandais, c’est une petite bonne nouvelle dans une semaine riche en inquiétudes. Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a accepté une rencontre avec eux la semaine prochaine pour discuter de l’avenir de l’île arctique, après neuf mois à faire la sourde oreille. Son patron, Donald Trump, répète désormais quotidiennement son désir, requalifié en «besoin de sécurité nationale», de s’emparer du Groenland. Un jour, la Maison Blanche dit envisager «d’utiliser l’armée». Le lendemain, elle «étudie activement» un achat du territoire. «Toutes les options sont sur la table», martèle la porte-parole Karoline Leavitt. Passage en revue des moyens américains pour influencer le destin de l’île.
Par Laurence Defranoux et Nelly Didelot