Six ans de travail, deux films, le plus gros budget du cinéma français, une sélection à Cannes et un pari fou : avec La Bataille de Gaulle, Antonin Baudry déboulonne la statue du Commandeur pour faire le portrait d’un idéaliste forcené, un irraisonné irraisonnable, le tout porté par une énergie de cinéma singulière. Entretien preview.
Antonin Baudry ne se nourrit pas très bien ces derniers temps. « Je n’ai rien avalé d'autre qu'un rouleau de printemps depuis des jours. » Cela fait quelques semaines que le réalisateur du Chant du loup vit reclus dans une salle de postproduction de l'Est parisien où il nous a donné rendez-vous, le jour même de l’annonce de la sélection de La Bataille de Gaulle : L’Âge de fer au Festival de Cannes. Ça ne suffit pas à effacer les cernes, visiblement.
PROPOS RECUEILLIS PAR GAËL GOLHEN ET FRANÇOIS GRELET