À force de parler de ses désagréments, on en oublie qu’elle peut aussi être une libération. La Journée de la ménopause, le 18 octobre, est l’occasion de le rappeler.
Bouffées de chaleur, sécheresse vaginale, prise de poids... Voilà ce à quoi on pense le plus souvent quand on entend le mot ménopause ! Car si on en parle désormais partout (magazines, podcasts, télévision...), c’est souvent sous un prisme négatif. Avec un vrai business vantant des solutions pour mieux la traverser : médicaments avec ou sans hormones, compléments alimentaires (ventes en hausse de presque 10 % par an entre 2022 et 20241), applis, cures thalasso… « Pourtant, la ménopause n’est pas une maladie, mais une phase de transition naturelle », rappelle la Dre Faïza Bossy, spécialiste de la santé des femmes. Si ces désagréments sont une réalité (87 % des femmes en ressentent au moins un) et que 20 à 25 % de femmes ménopausées en sont fortement gênées au quotidien2, 59 % y voient autant d’avantages que d’inconvénients3. « Un bon tiers des patientes que je reçois se sent même franchement mieux après qu’avant », confirme la Dre Odile Bagot, gynécologue. Ne plus avoir ses règles a aussi du bon !
Laura Chatelain