Libération - Rachida Dati, une campagne de guerre lisse

Opposante virulente au Conseil de Paris, la candidate LR propose un programme sans risque, n’osant pas détricoter les politiques de la majorité sortante.

Cette fois, ça y est, elle est dedans à 100 %, prête à se «donner pleinement, vingt-quatre heures sur vingt-quatre et sept jours sur sept dans cette campagne» qui représente «le combat de [s]a vie». Après des semaines à tergiverser et à temporiser, Rachida Dati a fini par quitter mercredi, à deux semaines et demie du premier tour des municipales, son poste de ministre de la Culture pour se consacrer à sa campagne pour devenir maire de Paris. Peut-être le moment d’enclencher la seconde, alors que de l’avis général, de Rachida Dati en campagne, on attendait mieux, ou en tout cas plus flamboyant, surtout après des débuts en fanfare à grand renfort de vidéos TikTok et six ans d’opposition tonitruante au Conseil de Paris. Jusqu’à donner l’impression qu’elle a du mal à se défaire du tailleur, devenu confortable, d’opposante, pour enfiler celui de future maire.

Camille Paix