Vanity Fair - «JE JOUE CE QUE JE NE VIS PAS»

Vingt ans après son Oscar, Marion Cotillard aurait toutes les raisons de se reposer sur son statut d’icône. Elle fait exactement le contraire: des cinéastes qui la déstabilisent, des rôles qui lui font peur, une exigence qu’elle décrit elle-même comme un vertige. Valentine Servant-Ulgu a rencontré une star mondiale qui n’a jamais cessé d’être une actrice.

elle joue quelques accords. L’instrument rose et boisé tranche avec le mobilier de cet hôtel particulier Art déco où se déroule notre séance photo. « Je n’ai jamais partagé ce que j’écris et ce que je compose, mais la musique est l’endroit où je suis le plus moi-même », m’expliquera plus tard cette fan de techno et d’électro. Elle reviendra plusieurs fois devant le clavier, silencieuse, entre deux clichés et retouches de maquillage. Comme si poser ses mains sur les touches lui permettait de se couper du monde, un bref instant, dans cette grande demeure baignée de lumière.

Photographe Nathaniel Goldberg Styliste Anastasia Barbieri