En organisant l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas, le locataire de la Maison-Blanche acte l’avènement de la loi du plus fort. Désormais, tout est possible
Ce ne sont que quatre lettres. Mais elles résument le séisme géopolitique qui ébranle la planète depuis l’enlèvement spectaculaire du président vénézuélien, à Caracas, par les forces spéciales américaines, le 3 janvier. « SOON » (bientôt), a averti Katie Miller, l’épouse du chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, en publiant sur son compte X une carte du Groenland repeinte aux couleurs du drapeau américain. Le 4 juillet, peut-être ? Quel plus beau cadeau qu’un 51e Etat pour fêter les 250 ans de l’indépendance américaine ? Le locataire de la Maison-Blanche a déclaré le mois dernier qu’il voulait faire construire pour cette date un arc de triomphe qui « écrasera » le monument parisien à la gloire des victoires napoléoniennes. Avait-il déjà en tête l’opération de Caracas et peut-être d’autres à venir ?
par Charles Haquet